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Le solstice d’hiver

Une célébration du fond des âges

Bonjour à tous.

Nous y serons bientôt à ce fameux solstice d’hiver (22 décembre à 5h19 heure de Paris). Souvenez-vous il y a quelques années, les médias ou autres sites assoiffés de sensationnel, nous menaçaient d’une fin du monde. Finalement, nous sommes toujours là ! Certes, nous ne pouvons nier que des changements ont bien eu lieu et que la fin « d’un » monde a commencé à se mettre en place. Changement énergétique et humaniste oblige. Mais tel n’est pas le propos d’aujourd’hui. Pour en revenir au solstice d’hiver, il aura de tout temps impressionné ou effrayé les hommes bien plus que son homologue estival. Les nuits les plus longues de l’année y seraient-elles pour quelque chose ?

Mais commençons par le début. L’origine étymologique du solstice est : « arrêt du soleil » du latin solstitium, sol pour soleil et statum pour debout ou rester immobile. Depuis quelques mois, les jours déclinent, enveloppant peu à peu les peuples de l’hémisphère nord, dans une obscurité grandissante et froide. Reportez-vous quelques centaines d’années (voire deux ou trois mille ans) en arrière lorsque les phares des voitures et les éclairages publics n’éclairaient pas le moindre de vos déplacements. Qu’à 17h ou 18h, la nuit tombait comme un couperet faisant de vous une proie facile pour tout brigand ou animal sauvage affamé. A mon avis, les chemins ne devaient plus être très fréquentés à cette heure de la journée. Bien sûr, les hommes de cette époque étaient plus endurants que nous mais aussi plus superstitieux (quoique…). De là, un réflexe naturel à rester chez eux, collés à la cheminée en une forme d’hibernation instinctive et encore préservés pendant longtemps des méfaits télévisuels.

Ainsi ce phénomène astronomique pouvait impressionner nos ancêtres toujours prompts à voir dans le ciel des messages (ou des avertissements) des Dieux. Il n’est donc pas étonnant d’en retrouver des célébrations à travers les âges et les continents. Plus symboliquement, avec la diminution de la lumière du jour au profit de la nuit, la montée du Christ (assimilé au soleil) depuis l’ascension puis plus tard, celle de sa Mère (fête de la Vierge), nous restons face à nous-mêmes. Nos craintes sont alors exacerbées à tout point de vue. De plus, nous recevons moins d’énergie de la part du soleil et les forces telluriques augmentent. Dans la Terre Mère, c’est le temps des Vierges noires et de l’enfantement. C’est le temps de l’introspection. Nous recevons une invitation à lâcher le matériel qui fait obstacle à la Lumière et au développement de notre enfant divin.

Historiquement c’était aussi l’époque où les druides coupaient le gui, plante sacrée par excellence (et contrairement à nos lecture savantes… d’Astérix, les serpes n’étaient pas en or pour couper le gui trop dur…). Les petites boules blanches rappellent l’aspect lunaire, (et la faucille le croissant de lune). Ainsi le gui présente à la fois les énergies de la lune et du chêne. Dès lors de parasite végétal, il devient l’émanation supérieure de son hôte.

Mais déjà un rayon lumineux perce l’obscurité. Le soleil enfin, réapparait ! Les graines sous terre se préparent à germer, faisant un pied de nez à la mort, maîtresse de ces dernières semaines. Le solstice d’hiver est en effet synonyme de renaissance, associé aux naissances divines, Perséphone, Mithra (né selon la légende, un 25 décembre dans une grotte…) etc. Cette date correspondait aussi pour les gaulois à la naissance d’un fils d’Epona : Konerin qui signifie « jeune fils de la déesse mère ». L’énergie divine de Konerin lui sert dans sa lutte contre les ténèbres. Mais il est assassiné, puis brûlé. Sur son bûcher, est retrouvée une pomme qui doit être consommée ensuite par une jeune vierge. Konerin renaît de cette incubation. Ces renaissances « magiques » sont très fréquentes dans la mythologie celtique. C’est ainsi que « renaît » le barde Taliesin ou que l’on assiste à la folle course de transformation dans le dessin animé « Merlin l’enchanteur » de chez Disney. Konerin devient alors le « fils de la pomme ». Ce fruit de saison est considéré comme le fruit de la connaissance. Je ne sais pas vous, mais tout ceci, datant d’avant l’année « zéro » me rappelle bien des choses… Remarquez aussi au passage, qu’il n’y a pas que les Mayas, les Incas, les Hindous, les amérindiens, les peuples du nord (etc) que cette période inspirait !

Justement, dans les pays nordiques, cette période s’appelait « Yule » sans doute du mot « roue » (roue solaire). Les peuples de cette époque célébraient la renaissance du soleil par des festins, musiques, danses mais surtout la lumière du feu. Cette Lumière qui fera dès à présent, reculer les ténèbres.

Ainsi chaque année, le solstice d’hiver marque un tournant dans notre vie et notre énergie.  Et depuis… la nuit des temps, l’homme renaît et reprend vie comme bientôt Mère Nature aux premiers rayons d’un soleil nouveau.

Une dernière chose si je peux me permettre un conseil, n’hésitez pas à allumer une bougie pour célébrer ce début de renaissance. Célébrez le solstice comme il vous plaira, une méditation, une promenade dans les bois, un remerciement, une reconnexion à vous-mêmes et de ce fait au Divin… Vous n’avez que l’embarras du choix mais profitez bien de cette nouvelle énergie.

Jean
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