Ne faites pas l’impasse…

Ne faites pas l’impasse de regarder vos ombres en face.

Définition de l’ombre :
Pour C.G. Jung, l’ombre représente ce que nous avons refoulé dans l’inconscient par crainte d’être rejetés par les personnes importantes de notre vie : parents, éducateurs, et d’une façon générale, la communauté dans laquelle nous avons grandi. Ces parties reléguées de nous-mêmes peuvent paraitre redoutables ou honteuses. Elles se manifestent souvent sous forme de jugements, rejets, peurs ou projections, et sont à la base des préjugés sociaux et moraux. Pourtant elles sont riches en potentiel si nous apprenons à réunir et pacifier des aspects de soi qui semblent contradictoires. La connaissance du concept de l’ombre est un outil d’acceptation qui permet de consolider la confiance en soi, de pratiquer l’ouverture, la bienveillance et la créativité, bases de saines relations. C’est aussi un outil majeur pour comprendre la dynamique de beaucoup de conflits familiaux et en entreprise.
http://www.didierbressan-psychotherapie.com/blog/l-achetype-de-l-ombre.html#Sl1OP1LWkVsvoG8I.99

La colère vous parle ? Non.
L’injustice ? Oui.
Or nous parlons ici de la même chose. Quand on a l’impression de subir une injustice, on a forcément de la colère. Cette dernière peut avoir plusieurs sources, issues des paroles entendues dans l’enfance:

  • J’étais nul
  • Je pouvais mieux faire
  • Je n’étais pas à la hauteur (quand on vous prend tout des mains pour faire à votre place)

Non, les parents ne sont pas des saints ! Oui, ils font des conneries avec leurs enfants ! Voir à ce sujet « Notre corps ne ment jamais » de l’excellente Alice Miller. Oui, bien sûr, ils ont fait avec les moyens du bord à l’époque. D’ailleurs dans les années d’après-guerre 1950-60, la priorité était à la reconstruction, avoir un toit et de quoi manger. Point. Pas de développement personnel ni de spiritualité en vue… Enfin, en général.

« Mais ils ont fait ce qu’ils ont pu ».  Oui, à condition de ne pas renier les dégâts que cela a pu causer sur nous ! Si vous ressentez souvent une grande tristesse en vous, sans en comprendre la raison, il y a des chances pour que vous ayez été élevé(e) par une mère dépressive, un père absent etc….

Le manque de confiance ? Il y a là-dessous la réalisation de notre grandeur. Une part du Divin est en nous, donc parfaite dans son imperfection.

Plutôt que d’étouffer ou renier ces émotions, sous prétexte d’un chemin spirituel lisse et exempt de « défauts »,  il y a à regarder ces ombres en nous (colères, tristesse, peurs, rejet, abandon etc…), voir d’où elles viennent, les reconnaître et enfin les accepter car on ne pouvait pas faire autrement. Et elles vont s’amenuiser d’elles-mêmes.

Un chemin spirituel : oui, à condition qu’il ne nous enferme pas dans un monde rose de « bisounours » : non tout le monde n’est pas Amour…

Fuyez les pseudos canalisations qui fleurissent sur le web, du style : « Nous allons traverser une période difficile… Nous allons être brassés, etc… » Ce sera difficile, ou oui je serai brassée si effectivement je l’ai lu, et que cette forme-pensée pénètre insidieusement dans mes corps subtils, par les failles créées justement par mes colères, mes peurs etc… !

Le monde actuel est ce qu’il est. Je dois trouver mon équilibre et mon centre au milieu de ce couple, de cette famille, de cette société, de ce monde du travail, de ce milieu politico-économique.

J’aime l’analyse et l’interprétation des rêves car elle permet de découvrir nos ombres, de les comprendre, d’avoir beaucoup de compassion pour nous-même, d’être dans l’humilité. Le Soi, l’union du masculin et du féminin en nous, nous donne la piste de la libération en nous. Et donc autour de nous.

Le plan divin est parfait.

Je vous souhaite le meilleur les zamis.

Nathalie Andreu Renault